L'écho de l'ylang-ylang
Mon quatrième roman : Un roman de transmission, de colonisation et de décolonisation : la grande “Histoire” de France vécue par des gens ordinaires, qui n’aspiraient qu’à vivre leurs rêves. Sans être autobiographique, ce livre relate l'histoire de ma famille et indirectement de ma naissance à Nosy be en 1958.
Jean-Claude Genet
Auteur du Barcarès (66)
Disponible en livre broché uniquement actuellement (en format numérique EBOOK prochainement)
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Résumé
Normandie, 1944. Sous les bombardements qui ravagent Le Havre, Roger, jeune mécanicien au cœur cabossé, fuit ce qui reste de son monde. Dans son sac : une poupée de chiffon calcinée, quelques vêtements et le silence de ceux que la guerre a trop marqués.
Son exil le mène jusqu’à Madagascar, île de lumière et de blessures, où l’air porte le parfum entêtant de l’ylang‑ylang, la chaleur des terres rouges et les tensions d’un monde en mutation.
À Nosy Be, Roger découvre un univers où réparer un moteur revient à réparer une vie. Rakoto, pêcheur à la mémoire ancienne, lui ouvre la mer et les récits qu’elle protège. Ranivy, femme libre et insaisissable, incarne la force et les contradictions d’un pays entre traditions et désir d’émancipation. C’est pourtant auprès de Lise qu’il éprouve un amour impossible, né au fil de péripéties où la raison et le désir s’affrontent.
Peu à peu, le pays s’anime d’un souffle nouveau. À l’aube de l’indépendance, les certitudes vacillent, les liens se tendent, les choix deviennent brûlants. Entre fidélités, fraternité naissante et amour impossible, Roger devra décider : rester un étranger de passage ou ancrer son âme dans cette terre qui répare autant qu’elle bouleverse.
Un roman d’exil, de transmission et de réparation, où l’on découvre que les racines ne sont pas seulement un héritage, mais aussi un choix.
Les récits possèdent leur propre caractère. En écrivant, on plonge dans l'imaginaire tout en s'efforçant de maîtriser la réalité. Ces deux univers qui se rencontrent sont semblables à des océans s'unissant dans l'éclat de leurs vagues mutuelles, chacun offrant à l'autre sa propre essence de vérité et s'enrichissant de la différence.
Les histoires appartiennent à tous, même si elles sont écrites pour un seul individu. Si vous écrivez en pensant à un large public, votre récit risque de sonner faux et de manquer de sincérité. Personne ne s'y intéressera. Écrire pour quelqu'un de spécifique signifie que si cela résonne avec une personne, cela résonnera avec les autres. Ainsi, écrire est un acte de partage, indépendamment du nombre de "convives" ; c'est comme offrir un gâteau sucré à une personne ou à plusieurs.
Vidéo explicative du roman
Un extrait du livre :
Ce matin-là, Benjamin Furlan se réveilla aux aurores, les premiers rayons du soleil filtrant à travers les rideaux de sa chambre. L’horloge murale affichait 6 h 30. Il s’étira lentement, ses muscles se déliant un à un. Une journée dense s’annonçait, mais l’excitation des courses lui insufflait une énergie particulière. Il se leva et se dirigea vers la cuisine. Son petit-déjeuner, préparé avec soin, suivait le rituel qu’il affectionnait avant une journée sur le terrain : des œufs, du bacon, des herbes et des tomates pour une omelette. À cela s’ajoutaient deux tranches de pain complet grillé, accompagnées de beurre et de confiture de fraises, une tasse de café noir et un verre de jus d’orange fraîchement pressé. Assis à la table, il savourait lentement ce repas tout en observant le soleil percer les nuages. Toute la nuit, une pluie battante, typique de Toulouse, avait martelé les vitres. Rassasié, Benjamin rejoignit son bureau. La veille, il avait disposé sur le plan de travail le programme de la journée et ses notes de pronostics. Les pages, couvertes de gribouillages, de statistiques et de remarques, témoignaient de son assiduité. Assis à son fauteuil, il relut une dernière fois ses prévisions, ajustant ici et là une annotation ou un détail sur un cheval ou un jockey, porté par ses intuitions matinales. « Voyons si mes prédictions se confirmeront aujourd’hui », murmura t-il en inscrivant les ultimes observations. Il vérifia ensuite son dictaphone, un outil indispensable pour les interviews, s’assurant de son bon fonctionnement. Son carnet de notes, déjà rempli d’idées et d’analyses, trouva sa place dans la poche intérieure de sa veste. Avant de partir, il prit le temps de s’assurer que rien ne manquait : son stylo favori, quelques cartes de visite, son ordinateur portable et son badge de presse. Inspirant profondément, Benjamin balaya son appartement du regard, vérifiant que tout était en ordre. Tous les objets semblaient à leur place, reflet d’une organisation méticuleuse qui lui conférait un 26 sentiment de contrôle. Ces habitudes minutieuses remontaient à son enfance, bien avant ses premières années d’école. Une fois ses chaussures solidement lacées, il quitta l’appartement, prêt à relever les défis de la journée. Vers onze heures trente, Benjamin prit la direction de l’hippodrome de Toulouse – La Cépière, bravant les sempiternels embouteillages. Il appréciait d’arriver bien avant le début de la première course. Cela lui pourvoyait de la marge pour s’imprégner de l’atmosphère, rencontrer ses collègues et glaner des informations de dernière minute. Arrivé à l’hippodrome, il salua le gardien à l’entrée, un homme d’un âge avancé qui surveillait les abords depuis la nuit des temps. ...
LES PEINTURES DE FRANCOISE
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